Les vêtements connectés pourront se recharger grâce à votre sueur

 

Les vêtements connectés semblent très prometteurs en matière d'autonomie, d'interface et d'ergonomie, mais leur développement commercial demeure souvent confidentiel. Un chercheur de l'université de Binghamton (États-Unis) a créé une biobatterie sous la forme d'un tissu extensible qui fonctionne avec la sueur corporelle. Celle-ci pourrait un jour être incorporée dans des vêtements connectés pour les sportifs.

 

L'un des principaux freins à l'essor de des vêtements connectés tient à l'intégration des composants électroniques indispensables et, surtout, au système d'alimentation. En effet, faire entrer une batterie qui soit à la fois discrète et suffisamment puissante dans un vêtement est une gageure à laquelle personne n'a encore trouvé de formule idéale. Bien entendu, des pistes existent dans les laboratoires du côté des batteries flexibles, certaines s'inspirant de l'origami, cette technique de pliage japonaise. Des recherches ont également cours en ce qui concerne une source d'alimentation pouvant provenir du corps humain, plus précisément de la salive ou de la sueur. En effet, les bactéries contenues dans ces sécrétions peuvent provoquer une réaction redox (oxydoréduction) qui va faire circuler des électrons pour générer de l'électricité.
C'est le principe de la pile à combustible microbienne, sur laquelle travaille notamment Seokheun Choi, un scientifique de l'université de Binghamton (États-Unis). Il a développé une nouvelle biobatterie, cette fois-ci alimentée par la sueur corporelle. Cette batterie est incorporée dans un tissu extensible qui pourrait, à l'avenir, être utilisé pour fabriquer des vêtements connectés à usage sportif. Elle peut délivrer 6,4 microwatts par cm². L'énergie produite est suffisante pour alimenter une LED pendant 20 minutes.
La biobatterie exploite la bactérie ubiquitaire Pseudomonas aeruginosa comme catalyseur. Sa fabrication repose sur une structure inédite pour une batterie dans la mesure où l'anode et la cathode sont placées dans une seule chambre de réaction, sans membrane de séparation. L'anode conductrice et hydrophile se nourrit des bactéries présentes dans la sueur tandis que la cathode à l'état solide utilise de l'oxyde d'argent. Le chercheur indique que cette batterie s'est montrée à la fois stable et durable, malgré des déformations répétées du tissu.
Le design particulier a l'avantage de faciliter grandement la production en série de ce type de biobatterie microbienne, ce qui laisse entrevoir des possibilités de fabrication standardisée pour l'industrie textile. Mais le chemin sera tout de même encore long avant d'en arriver là, notamment parce qu'il va falloir trouver le moyen de progresser au niveau de la puissance délivrée pour pouvoir alimenter les composants électroniques variés qui entrent dans la conception des vêtements connectés.

 
 
 
 
 
 

 
   


































 
 
 

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