Shadow le PC du futur surpuissant et dématérialisé

 

Présenté comme le PC du futur, Shadow est un ordinateur toujours à jour et accessible via une connexion Internet sur n’importe quel appareil : smartphone, tablette, télé, Mac ou le boîtier Shadow spécialement conçu. Il se comporte comme votre ordinateur local surpuissant (processeur 8,2 téraflops, carte graphique Nvidia, 12 Go de mémoire, 256 Go de stockage), mais avec des composants situés non pas chez vous, mais dans de gigantesques centres sécurisés.

 

« Aujourd’hui, on cherche à mettre toujours plus de puissance dans des appareils toujours plus petits. » Alors, pourquoi ne pas les faire disparaître ? C’est ce que s’est dit Emmanuel Freund, cofondateur de la start-up française Blade et créateur de la technologie Shadow. Présenté comme le PC du futur, et comme le laisse deviner son nom, Shadow propose de se passer d’ordinateur, littéralement. Vous savez la tour sur laquelle vous vous cogniez le petit orteil ou le portable qui vous brûle les cuisses.
« C’est l’avenir de l’ordinateur, entièrement tourné vers le cloud computing et les data centers », explique Emmanuel Freund. Traduction : Shadow est un PC toujours à jour et accessible via une connexion Internet sur n’importe quel appareil : smartphone, tablette, télé, Mac ou le boîtier Shadow spécialement conçu. « Il se comporte comme votre ordinateur local surpuissant (processeur 8,2 téraflops, carte graphique Nvidia, 12 Go de mémoire, 256 Go de stockage), sauf que les composants sont situés non pas chez vous mais dans de gigantesques centres sécurisés, détaille le créateur. Tout est envoyé par connexion Internet, sans perte de qualité et sans latence. »
Cela paraît tellement simple, comment d’autres, à commencer par les géants de l’Internet de l’informatique, n’y ont pas pensé avant ? « Ils y ont pensé, Orange a même bossé dessus plusieurs années avant de jeter l’éponge, réagit Emmanuel Freund. Nous sommes les premiers à réussir. » Une simple connexion ADSL ou 4G suffit, et rend donc Shadow accessible à 15 millions de foyers français.
Ils sont pour l’instant 5000 utilisateurs privilégiés, pour la plupart des gamers. « Nous avons commencé par les joueurs PC, car ils sont la cible la plus exigeante en termes de qualité, de fluidité, etc. » Le fondateur de Blade fait la comparaison avec Tesla, qui s’est lancé dans les bolides de course pour légitimer ses voitures électriques. Shadow est ainsi accessible à tous depuis le 29 novembre 2017 à travers trois offres d’abonnement : 44,95€/mois sans engagement, 34,95€/mois avec un engagement de trois mois et 29,95€/mois pour un engagement d’un an. Le boîtier Shadow, lui, est disponible à l’achat à 119,95€ et à la location à 7,95€/mois, tandis que les applications Apple, Windows, Android et iOS sont gratuites.
Plus de matériel encombrant ou d’obsolescence programmée, une partie d’Overwatch commencée sur Mac, continuée sur smartphone et terminée sur sa télé, Shadow, fait, en l’état, sur le papier, un peu rêver. Avec une levée de fonds de 51 millions d’euros et de nombreux partenariats (Intel, Nvidia, Microsoft…) et une visée internationale (un data center vient de s’ouvrir à Palo Alt), la start-up française se verrait bien le destin d’un Netflix, et remplacer le parc mondial d’ordinateurs. Tout simplement.