La frappe au clavier pour sécuriser les PC
 
La reconnaissance biométrique accueille une nouvelle technologie, basée sur la dynamique de frappe des touches sur un clavier. En analysant la façon dont on tape un texte sur un clavier, cet outil biométrique remplacera peut être un jour l'analyse graphologique, et permettra de garantir la validité d'un mot de passe.
 
L'initiateur de ce projet se nomme Christophe Rosenberger. Il est professeur à l'école nationale d'ingénieurs de Caen et dirige depuis 5 ans une équipe qui travaille sur cette technique de reconnaissance biométrique. Elle consiste à prendre en compte les temps de pression et de relâchement des touches lorsque une personne tape sur un clavier.
Puis un logiciel appelé Greyc-Keystroke récolte et analyse les données de la dynamique de frappe, qui est propre à la dextérité de chaque personne. L'objectif est de développer une solution biométrique au coût peu élevé, et de renforcer la sécurité des mots de passe en leur associant la signature spécifique de la personne qui les tape sur un clavier. Cependant, cette technique biométrique se révèle moins fiable sur un écran tactile. Mais l'équipe de Christophe Rosenberger travaille sur d'autres critères spécifiques comme la surface du doigt et le temps d'appui sur l'écran.
Ce nouveau type de reconnaissance biométrique devrait être viable d'ici fin 2013 et offrira de nombreuses applications. Outre la possibilité de renforcer la sécurité des mots de passe, il sera par exemple possible de déterminer si une personne est majeure et de contrôler l'accès à certains sites internet. On pourra également analyser dans le cadre d'entretiens d'embauches à distance l'état émotionnel du candidat. Une personne nerveuse aura tendance à commettre plus de fautes de frappe.