Passenger Drone rejoint le marché naissant du taxi volant

 

Le domaine des taxis volants est sur le point d'inaugurer l'ère du transport aérien personnel autonome. Après le chinois Ehang 184 et l'allemand Volocopter, voici le tout nouveau Passenger Drone. Equipé d’un écran tactile, il permet aux utilisateurs de préciser leur destination. Un logiciel autonome gère ensuite le vol. Ces types d’avions sans pilote à courte portée pourraient modifier les habitudes de transports des gens vivant en zone urbaine d'ici une dizaine d'années.

 

Dubaï a accueilli le premier vol du drone taxi allemand Volocopter en septembre 2017. Muni de 18 rotors électriques, l'appareil peut voler en autonomie pour transporter deux passagers sur des trajets urbains. La première ville des Émirats arabes unis compte lancer un service de taxis volants sans pilote d'ici cinq ans.
Tout comme son cousin allemand, le Passenger Drone a été testé, mais cette fois-ci en Europe. Il a déjà effectué plusieurs vols, mais avec une personne à bord. L’avion construit à partir de composites en fibre de carbone dispose de 16 rotors, chacun alimenté par son propre moteur électrique. Il possède également un joystick en cas de vol manuel. Les deux sièges des passagers sont placés l'un derrière l’autre.
« La portée est de 30 à 35 minutes, soit environ 32 km, avec une vitesse de 30 à 35 nœuds (55 et 64 km/h). Ce sont des chiffres prometteurs.» souligne Peter Delco du Passager Drone. Ce genre de distance devrait suffire pour le type de voyage imaginé pour le Passager Drone, contribuant un jour à atténuer le trafic en plaçant simplement les personnes urbaines dans le ciel. Il existe évidemment des problèmes à surmonter avant que le Passager Drone ne soit utilisé, non seulement en termes de technologie, mais aussi sur la législation pour autoriser des survols en ville. Mais avec ce troisième modèle de drone autonome pour passager pleinement fonctionnel, le domaine des taxis volants commence réellement à prendre son essor.