La caméra infrarouge se démocratise sur les drones

Le drone vivrait en ce moment la même révolution que les smartphones avec la photo, selon Parrot. Parce que l’on peut prendre des prises de vue de très bonne qualité avec un tout petit capteur, la marque ne voit pas l’intérêt de faire grand et croit fermement que l’avenir est aux drones ultra-compacts.
Elle vient de présenter le nouveau modèle ANAFI Thermal qui sera commercialisé en mai 2019 au prix de 1900 euros hors taxe. Une solution tout-en-un comprenant le drone, le capteur et le logiciel FreeFlight 6.
L’ANAFi Thermal se place dans la continuité du précédent modèle ANAFI grand public haut de gamme sorti en 2018, mais il s’est encore affiné. Ce quadricopètre électrique est plus léger (315 grammes contre 320 pour son aîné) et est légèrement moins large (21,8 cm contre 24 cm). « Un drone ultra-compact est plus sûr, plus accessible financièrement, il permet de voler en indoor, et il est adapté à tous les besoins », aligne le fondateur et président de Parrot Henri Seydoux.


Il dispose toujours d’une caméra 4K HDR. Mais la principale nouveauté, c’est bien sûr la caméra infrarouge. La résolution est de 160 x 120 pixels, avec une plage de températures allant de -10 degrés à 400 degrés, et une sensibilité thermique inférieure à 50 mK.
La qualité est suffisante pour zoomer dans l’image thermique. Cela permet, certes, de voir dans l’obscurité mais aussi de superposer en journée et en temps réel les images thermiques sur celles du capteur photo. On peut alors activer différentes fonctionnalités sur le retour image s'affichant sur une tablette : rechercher un objet dégageant une température précise, sélectionner automatiquement des points chauds et des points froids ou encore lancer des recherches manuelles.
Si Parrot répète sur tous les tons que son drone s’adresse aussi aux particuliers, on a du mal à voir ce qu’en ferait le grand public, sans compter le prix d’accès élevé. A la question de savoir si Parrot espère concurrencer les drones chinois et faire du chiffre d’affaires avec l’ANAFI Thermal, la réponse d’Henri Seydoux est prudente. « La bulle du drone grand public est en train de se dégonfler et le marché va continuer encore à baisser. C’est pour cette raison que nous devons réorienter nos produits vers des secteurs aux marges plus intéressantes». C’est donc en réalité aux professionnels que s’adresse ce dernier modèle.


Pour des entreprises, le tarif apparaît plutôt abordable par rapport au reste du marché. Il faut en effet compter d’ordinaire au moins 3 000 euros pour un drone et un capteur thermique. Les usages sont variés : protection d’animaux sauvages, comptage de troupeaux, inspection de bâtiments ou de panneaux solaires, surveillance de zones à risque comme des volcans ou des feux de forêt, etc.. Le tout est compatible avec la solution FLIR Tools pour éditer des rapports d’inspection.
Le choix de Parrot est donc plutôt malin : adapter son drone grand public haut de gamme pour les professionnels en y ajoutant une caméra thermique. Ce qui lui permet de sortir ce modèle à un prix très attractif. Il faudra voir si les commandes sont au rendez-vous.
 
 
 
 
 
 
 
   


 
 
 
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